Accueil Date de création : 14/03/07 Dernière mise à jour : 09/12/08 16:00 / 190 articles publiés
 

MoDem : la politique des hommes et non celle des appareils  (Centre Libre !) posté le mercredi 12 mars 2008 15:23

Depuis les résultats de dimanche soir et l'annonce de la stratégie du MoDem de ne faire que des alliances locales et non pas négocier avec les instances nationales du PS ou de l'UMP, le Parti des Démocrates est devenu le villain petit canard de la politique française (s'il ne l'était pas déjà). "Alliance à géométrie variable" , "On ne sait pas où est le MoDem", "le Modem doit choisir entre l'opposition et la majorité", on somme le parti centriste de se positionner, parce qu'en France il faut choisir entre gauche et droite. C'est dire si certains observateurs n'ont pas compris la pensée des démocrates. C'est justement en voulant dépasser les vieux clivages hérités de l'opposition entre pro et anti-communisme que le MoDem s'est créé. Qui peut sérieusement penser que l'on peut revenir sur cela ?

 

Mais on peut tout de même se poser la question. Les journalistes annoncent que tantôt le MoDem s'allie avec le PS, tantôt avec l'UMP, ou alors essaie de ce maintenir lorsqu'il le peut. Pourquoi ? Un petit retour sur la forme s'impose - sans pour autant vouloir donner la leçon !

La pluspart des listes ne se revendiquent d'aucun parti, on a jamais aussi peu vu les logos PS ou UMP sur des affiches. Se sont avant tout des listes regroupants des personnalités de la vie associative et des simples citoyens. Les politiques n'arrivent - et dans les grandes villes seulement - que pour apporter l'organisation nécessaire, et surtout la capacité de s'investir à plein temps, et peuvent être de différent horizons. Dans ma ville d'Angers, Christophe Béchu arrivé en tête au premier tour et qui vient de l'UMP, est à la tête d'une liste formée du MoDem Laurent Gérault, de la centriste Michelle Moreau et d'Hervé Carré, ses deux derniers ventant de l'équipe du maire socialiste. Ici comme ailleurs, pas d'alliance entre parti mais entre hommes pour mieux gérer sa ville. C'est la que la politique novatrice de MoDem surprend et surtout dérange beaucoup de monde.

 

Les élections municipales sont des élections locales - qu'il est bon de le rappeler ! - il faut donc les considérées d'un point de vue local. Le Mouvement Démocrate a donc choisi de se consentrer sur la gestion municipale des sortants, sur les différents programmes pour choisir ou non de s'allier avec tel ou tel candidat. Quoi de plus logique ? Comment font les électeurs lorsqu'ils votent ? Ils réfléchissent pour savoir quel sera le meilleur maire, leur meilleur représentant pendant 6 ans.

Dans les villes où il n'était pas en mesure de se maintenir au second tour ou de présenter un candidat (voir l'article de L'Hérésie sur le vrai score du MoDem aux municipales), le MoDem à fait la même chose. Il a regardé les hommes et les femmes plus que les partis, il a fait attention aux propositions des candidats pour une bonne gestion à venir et à laissé de côté l'idéologie.

 

Et s'est finalement ça qui dérange. On crie au manque de cohérence, à la ligne obscure et on somme encore une fois de choisir. Et si la politique locale - car il faut bien différencier la ville ou le village de la nation ! - c'était avant tout faire unir toutes les bonnes volontés pour bien vivre dans sa ville ? Cette idée d'un retour à une démocratie athénienne, où les décisions sont prises sur l'agora, en accord avec tous les citoyens, fait peur aux deux appareils politiques qui se sont bâtis l'un par rapport à l'autre, se partageant ainsi le gâteau, et s'unissant de fait pour empêcher ceux qui veulent simplement s'occuper de leur ville de le faire.

 

On ne peut simplement pas gérer une ville bloc contre bloc, c'est la volonté des démocrates. Rappelons-le encore une fois : les choix locaux du MoDem ne remètent pas en cause son indépendance nationale. Et puisque là encore il faut choisir, autant le dire haut et fort : le pôle démocrate ne penche n'y d'un côté ou de l'autre de l'échiquier politique habituel. Il n'est pas plus ou moins éloigné du PS ou de l'UMP suivant les points de son programme, ou simplement un pion placé à équidistance de la gauche et de la droite. Le MoDem est simplement radicalement indépendant vis-à-vis des autres partis, ce qui entraine la colère de socialistes et UMPistes qui se lèvent face à cet affront à leur domination sans partage. 

 

Le MoDem est un parti qui fait de la politique locale en mettant sa bonne volonté au sevice des citoyens et qui sait laisser de côtés ses idées sur le plan national pour que prévale la gestion bonne gestion municipale. N'oublions pas qu'on ne fait pas de la politique pour rapporter la couverture à soi, mais pour défendre ses concitoyens !

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CozOp : vive la Zévolution !  (La toile) posté le samedi 08 mars 2008 18:39

Je tiens à parler ici d'un site internet dont je suis membre depuis peu.  Les créateurs de CoZop définissent leur projet comme suivant : coZop est une zone de coopération : une sorte de club de lecture géant, un espace de « social reading ». Quand un de vos amis lit un article, coZop suppose que cet article peut vous intéresser. coZop apprend à vous connaître pour vous délivrer les articles qui vous conviennent le mieux.

Les textes de vos articles sont automatiquement repris par le site et donc les droits d'auteur sont respectés ! Par contre, veillez bien à ajouter vos photos sur les articles, car leurs reprise n'est elle pas automatique !

De plus, la moitié des revenus des liens de pub généré par vos articles vous reviennent, ce qui est une manière bien plus morale de profiter du système que celle de Blogorama (qui consiste à rendre payant les articles!)

Pour le moment le site est en prédévellopement, mais est déjà très performant ! Il m'a pemis de découvrir le blog de Luc Mendret notament (à qui j'emprunte d'ailleurs le titre de cet article) et une belle communauté MoDem qui prouve bien l'ancrage du parti chez les blogueurs !

 

Bien sûr, je vous conseille les articles du petit Girino, petit auteur qui me plait bien ma foi {#} !

 

Sinon, n'oubliez pas de voter Dimanche !

 

Bon Week-end à tous !

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Marilyn dernières séances  (Culture) posté le mardi 04 mars 2008 19:45

 

Petit conseil littéraire. Vient de paraître aux éditions Folio le roman de Michel Scneider, Marilyn dernières séances, qui retrace l'histoire de Marilyn Monroe et de Roméo Greenson qui fut son dernier psychanalyste. Ce roman est l'occasion de retourner sur les traces de la femme la plus célèbre de tous les temps (sur le site Google fight elle bat même Carla Bruni !).

 

L'oeuvre de Schneiderse dévore d'une seule traite. C'est un merveilleux voyage au travers de l'histoire de la psychanalyse - Schneider est psychanalyste lui-même - et d'Hollywood au XXème siècle. Revivent sous nos yeux Freud et sa Fille Anna, les cinéastes George Cukor et Joseph L. Mankiewicz, les acteurs Clark Gable et Yves Montand, le photographe de la Dernière Séance Bern Stern, mais aussi les amants de Marilyn bien sur comme le fut d'ailleurs Montand, mais aussi Sinatra, les frères Kennedy, et ses ex-maris Joe DiMaggio et Arthur Miller. Sans oublier bien sûr la belle Marilyn à laquelle Schneider redonne sa noblesse. C'est aussi qu'au fil des ligne, l'auteur arrive à glisser dans la bouche de l'actrice d'éminentes réflexions sur elle même et son image :

 

    « Les gens ont l'habitude de me regarder comme si j'étais une sorte de miroir, et non une personne. Ils ne me voient pas. Ils voient leur propre obscénité en moi. Ensuite ils mettent leurs masque et me traitent de femme obcsène »

(d'ailleurs cette phrase d'Imre Kertész semble écrite pour elle : "Ils l'avaient pervertie pour pouvoir la dire perverse; ils l'avaient pervertie pour qu'elle les pervertisse à leur tour")

 

ou d'autres réplique cinglantes :

       « Cruauté bien ordonnée commence par les autres»

Une autre citation à retenu mon attention. Nicolas Sarkozy devrait la méditer avant de parler des homosexuels :

    « On dit que j'étais lesbienne. Les gens adorent mettre des étiquettes. Ca me fais rire. Aucune forme de sexualité n'est coupable s'il y a en elle de l'amour»

 

Mais la où tout le talent de Schneider transparait, c'est lorsqu'il parle de l'image et la réflexion de soi, faisant du livre un ouvrage presque philosophique :

    «Les photographies avaient sur les miroirs un avantage précieux : il y avait quelqu'un derrière, un regard, une personne [le photographe]. Et quelqu'un d'autre devant, à les voir; quelqu'un qui n'est pas vous. Elles ne renvoient pas un reflet inversé mais une image telle que les autres vous voient»

 

Cette question de l'image et de l'identité en général est indosociable de celle Marilyn, absolument nécessaire pour comprendre cette femme tiralliée entre l'image qu'on avait d'elle - Marilyn - et celle était réellement, Norma Jeane. Et selon moi, c'est finalement Marilyn, l'image de la dépravée qu'elle à donné jusqu'au but, qui l'a tuée.

 

Marilyn est morte le 5 août 1962. D'elle il nous reste l'image, le son. Mais de celle qu'elle était réellement, rien. Car qui était-elle vraiment Marilyn ? C'est à cette question sans réponse pourtant que Michel Schneider tente d'apporter une réponse. Avec brio.

 

A lire pour s'évader de la triste France qui nous entoure !

 

7€40 dans toutes les bonnes librairies !

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Un Roundup pour Nicolas !  (Stupiditées) posté le mardi 26 février 2008 10:14

 

 

 

Juste un petit coucou pour vous dire de ne pas trop arroser ces drôles de petites graines mais d'utiliser pour une fois des pesticides.

Merci et Bravo à Jepida pour ce dessin !

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L'Appel Républicain  (Politique) posté le lundi 18 février 2008 18:29

    Depuis son lancement vendredi, l'Appel Républicain lancé par Marianne, et aussitôt signé par des politiques de tous bords, n'en finit pas de faire parler de lui ! 

Pour ceux qui n'en ont pas encore entendu parlé, petit rappel : 

 

Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.

- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.

Les principaux signataires : 

Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle

Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes

François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques

Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre

Corinne Lepage, ancien ministre

Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne

Bertrand Delanoë, maire de Paris

Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher

Nöel Mamère, député de la Gironde

Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis

Marielle de Sarnez, conseillère de Paris

André Gérin, député du Rhône

Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire

Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher

Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis

Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

 

    Cet Appel, devenue une pétition signable en ligne ICI, pose et décrie clairement - car au contraire de ce que pense Mr Jego par exemple, si le destinataire n'est pas nommé formellement, ce n'est pas par manque de courage politique, mais parce que l'implicite fait son travail - plusieurs problèmes sur le présidence Sarkozy.

 

    Le premier, c'est bien sûr l'hypersarkozyfication de la France, l'instalation de la "monarchie républiciane", le retour du Roi et de sa Reine au Palais de L'Élysée ansi que de leur Cour (à ce propos, lire le livre de Patrick Rambaud Chronique du règne de Nicolas Ier à mourir de rire, mais parfois terriblement réel). Mais cela à vrai dire, tout le monde - mis à part les partisans du Tsarkozy - s'était accordé à la dire, comme un autre problème d'ailleurs, celui de la place du Président dans les médias et du pluralisme, la première étant hypertrophiée tout autant que l'autre est réduit presque à néant .

 

    L'intérêt de cet Appel, ce sont ses deux autres points, sur la politique étangère et sur la laïcité.

    Sur la laïcité tout d'abord, la déclaration est importante. Le simple rappel de l'"attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante" un énorme pas en avant, parce qu'elle réafirme la nature laïque de la République, et donc la séparation de l'État et des religions. Mais elle est également importante car il est ici rappelé que les incurstions de Nicolas Sarkozy sur le domaine religieux, notament ses propos sur un "Dieu qui libère les hommes", sont tout d'abord blessantes pour ceux qui ne croient pas et surtout pas du ressort du personnage officiel qu'est le président de la République, mais plutôt d'un choix personnel. C'est le sens du mot tolérance : la République n'a pas de relations privilégiées avec une croyance ou une absence de croyance, mais elle les laisse et garantie leurs coéxistance. 

    Encore une fois, par le biai de la question de Dieu, c'est l'union de la vie privée et de la vie publique de Nicolas Sarkozy qui resurgis. Là ou de Gaulle - qui ne communiait pas lors des cérémonies officielles dans un église - ou même François Bayrou, signataire de cet appel et catholique, ont établis une séparation claire entre leur croyance qui tient de la vie privée et leurs obligations pour la République laïque, Sarkozy crée l'amalgame une fois encore, mélangant privé et officiel dans la même marmite médiatique.

 

    Autre problème du sarkozysme que relève cet appel, c'est celui de la politique étrangère depuis neuf mois par le Président de la République. Même si il ne faut pas sombrer dans un gaullisme pur en mantière dpolitique étrangère - qui n'est plus en adéquation avec les réalités du XXIème siècle - l'Appel  Républicain sur point en opposition totale avec l'atlantisme de Nicolas Sarkozy et la complaisance avec les régimes dictatoriaux  (là où le gaullisme est d'ailleur bien moins à suivre, puisque la diplomatie gaulienne, sous l'égide de Jacques Foccard, à fortement trempée de les putshs africains) comme avec le Gabon d'Omar Bongo ou la Lybie de Kadhafi, voir la Russie de Poutine que Sarkozy s'empresse de "féliciter" à l'annonce d'une victoire électorale décriée par les observateur internationnaux.

 

    Seul point négatif si je puis dire de cet Appel Républicain, c'est que l'union entre tous les signataires et impossible - mise à part celle des vrais gaullistes et de tous les centristes - n'est pas possible et surtout n'est pas viable. Retenons donc l'union de politiques de tous bords sous la bannière républicaine pour prévenir des dérives néfastes du sarkozysme grâce à un Appel posant les bases d'une résistance républicaine - comme l'article de Kahn l'été dernier - et attendant les propositions concrètes pour une alternative, dont d'aucun ne doute qu'elles viendront, que ce soit de la part du PS, du MRC, des Verts ou du MoDem, avec bien sûr, un préférence personnelle pour celles de ce dernier.

 

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