Je ne vais pas épiloguer sur le PSclérosé (voir plus bas) mais je voudrais faire un petit parallèle avec un parti politique qui a marqué le 20ème siècle : le Parti Républicain, Radical et Radical-Socialiste : le PRRRS plus communément appelé Parti Radical.
Le parti Radical a connu ses grandes heures avant la Première Guerre Mondiale (les grandes lois républicaines, c'est lui !). Mais après les élections de 1919, le Parti apparait amoindris, de moins en moins en phase avec les préoccupations des Français. S'en suivront de nombreux Congrès dans les années 20 et 30 montrant les divisions interne au Parti entre une aile droite autour d'Edouard Herriot et d'une aile Gauche autour d'Edouard Daladier (tient tient, ça ne vous rappelle rien ?).
Les divisions s'étalent au grand jour : il faut changer ce parti qui ne fait que de perdre des voix - ce sont en effet les années où le PCF et le SFIO, ainsi que le PAPR (Parti Agraire, plus ou moins de Droite) montent aux élections : la SFIO dépasse le PRRRS en voix en 1932, en élu à l'Assemblée en 1936. Mais jamais la rénovation ne prendra prise sur ce parti - pas même Mendès France n'y arrivera - et il entiérinera sa division par la séparation en deux partis au cours des années 70. Aujourd'hui, subsistent toujours le Parti Radical de Gauche et le Parti Radical Valoisien.
Deux enseignements que ce rappel historique
- La division qui règne au PS risque de faire couler le parti, autant par une scission ( Mélanchon ne l'a pas inventé : le PRRRS en a subi de nombreuses) plus ou moins grosse que par un dégout des électeurs blasés par un parti qui ne se soucie plus d'eux.
- Un parti peut agoniser longtemps : le PR était en crise depuis les années 20/30 et il a eu des députés et surtout la maitrise de nombreuses collectivitées locales jusqu'aux années 60/70 ! Le PS peut en faire de même !
On n'en a pas fini avec le PS, et il n'est certainement pas mort. Mais l'agonie peut durer un siècle (crise du PR dès 1919, mort dans les années 70 seulement !). Rien ne dit d'ailleurs que cette agonie est déjà en court - que dire d'un parti que perd trois fois les élections présidentielles ?
Une chose est sûre, c'est que cette guéguerre ne peut faire que du mal au PS, et que les français ne peuvent que s'en détourner, comme ils l'ont fait face au Parti Radical.







