Accueil Date de création : 14/03/07 Dernière mise à jour : 09/12/08 16:00 / 190 articles publiés

Culture

Y a pas d'embouteillage dans le désert !  (Culture) posté le mercredi 30 juillet 2008 11:41

Cette lecture par d'un truc tout bête : ma maman à la carte France Loisir, et est donc obligée d'acheter un livre par trimestre. Sauf que la dernière fois, c'est moi qui ait acheté le livre trimestriel, et que je n'ai pas rendu la fameuse carte... j'ai donc du acheté celui de Juillet/Aout à Agen (ou je me trouve pour le moment) dans un France Loisir n'ayant pas des masses de choix. Je me serai bien fait un petit Harlan Coben pour me distraire, mais ya avait pas. Alors je tombe sur ce livre, ces chroniques d'un touareg en France et j'ai été littéralement appé. Petite présentation...

Y a pas d'embouteillage dans le désert !

 

Paru en 2006, Moussa Ag Assarid livre ici son regard sur notre pays. Tout d'abord, il y a le choc entre sa vie chez les Touaregs - ce battre dans le désert pour l'eau, pour la vie mais aussi pour l'école (Moussa Ag Assarid se bat d'ailleurs toujours pour la création d'écoles pour les touaregs au Mali, source de son second livre paru cette année) et "chez nous" avec cette multitude de panneaux publicitaire, l'eau qui coule d'un simple geste, mais aussi les gens qui ne se parlent plus, qui iraient presque jusqu'à appeler la police à chaque fois qu'on leur dit bonjour. C'est drôle souvent, vrai tout le temps.

Car Moussa Ag Assarid à l'avantage d'avoir un regard extérieur sur notre civilisation occidentale. Elle qui se dit supérieure aux autres se révèle bourrée de défauts sous sa plume. L'individualisme bien sûr et la peur de l'autre qui lui est lié,  mais aussi cette "présence de pacotille" qu'est la télévision ainsi que ce refus d'assumer notre âge  - vieux  comme jeunes - qui pourtant nous va si bien.


Néanmoins, si défauts il y a, les qualités n'en sont pas moins ommises ! En aucun cas ce livre n'est un réquisitoire anti-occidental. C'est la sa force. Car malgré tout ce que Moussa Ag Assarid relève, il n'en admire pas moins la France et aime toujours y vivre (il est même toujours étudiant à Angers). Preuve que révéler les défauts de quelqu'un pour qu'il en prenne conscience est souvent la plus belle preuve d'amour.

 

Avant de clore cet article, je voudrais souligner un dernier point : l'ouverture dont l'auteur fait preuve. Moussa Ag Assarid est musulman, comme beaucoup de touaregs. Mais à l'Islam les Touarges ont ajouté leur propre regard, toujours ouvert vers l'autre et qui accepte les modification suivant la réalité du monde présent. Cela transparait particulièrement sur l'homosexualité : Moussa rencontre en France une femme dont il tombe vite fou amoureux, et qui en plus se révèle différente des autres femmes : elle n'est pas obsédée par la chair et est sensible. ils partent tous deux en week-end à Saint-Malo, et le jeune femme lui révèle qu'elle a une petite amie. "Né dans le désert, je n'avais jamais entendu parler d'homosexualité. Que dire face à ce qui me semblait impossible" dit Moussa dans un premier temps. Avant de conclure : "j'ai aussi compris que ce que ne semblait pas naturel faisait aussi partie de la nature".

 

Lisez ce livre, il est plein d'enseignements, il mérite d'être placé à côté du manuel d'Épictète, ce livre que l'on devrait avoir toujours sous la main. Car ce regard est riche et permet de prendre conscience réellement de ce que l'on fait. Et comme dit Étienne Daho, les mélanges ça nous rend plus fort !

 


Bonne lecture !
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Tano da Morire  (Culture) posté le mercredi 16 avril 2008 11:03

 

Les films italiens, la suite ! Après le très bon Allegro Non Troppo, voici viendu  Tano da Morire, autoproclamé le premier film musical sur la Mafia !

Réalisé par Roberta Torre en 1997, ce film est totalement déjanté et ridiculise la Mafia avec brio ! Un extrait peu vous donner une idée...

 

O' rep 'e Tano (le rap de Tano)

La chanson raconte l'histoire de Tano, boss mafieux tué par le petit ami d'une de ses filles car le père était trop protecteur - mais le doute plane quand même, ce meurtre pouvant arranger les affaires de la Mafia !

 

Malheureusement, je ne suis pas en mesure de vous donner une traduction ou même les paroles originales - si ce n'est que le gros mafieux dit "O' rep e' Tano" avec un accent sicilien à couper au couteau ! et que la fin du refrain est "Tano, tano, tano da morire ! -  le film est en grande partie en sicilien et nécessite même des sous-titre pour italien ! (Si quelqu'un est est mesure de traduire, il est le bienvenu ! ! !)

 

Actuellement on parle beaucoup du retour du Disco - notament grâce au navet de Dubosc ! Eh bien, les Mafieux si sont mis aussi !

 

Simm'a Mafia

 

Le film n'est pas dispo en France, et c'est bien domage ! Mais il faut bien montrer après l'élection de Berlusconi que tous les italiens ne sont pas pro-mafia ! Il y en a même qui en rient !

viva Italia  !

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Marilyn dernières séances  (Culture) posté le mardi 04 mars 2008 19:45

 

Petit conseil littéraire. Vient de paraître aux éditions Folio le roman de Michel Scneider, Marilyn dernières séances, qui retrace l'histoire de Marilyn Monroe et de Roméo Greenson qui fut son dernier psychanalyste. Ce roman est l'occasion de retourner sur les traces de la femme la plus célèbre de tous les temps (sur le site Google fight elle bat même Carla Bruni !).

 

L'oeuvre de Schneiderse dévore d'une seule traite. C'est un merveilleux voyage au travers de l'histoire de la psychanalyse - Schneider est psychanalyste lui-même - et d'Hollywood au XXème siècle. Revivent sous nos yeux Freud et sa Fille Anna, les cinéastes George Cukor et Joseph L. Mankiewicz, les acteurs Clark Gable et Yves Montand, le photographe de la Dernière Séance Bern Stern, mais aussi les amants de Marilyn bien sur comme le fut d'ailleurs Montand, mais aussi Sinatra, les frères Kennedy, et ses ex-maris Joe DiMaggio et Arthur Miller. Sans oublier bien sûr la belle Marilyn à laquelle Schneider redonne sa noblesse. C'est aussi qu'au fil des ligne, l'auteur arrive à glisser dans la bouche de l'actrice d'éminentes réflexions sur elle même et son image :

 

    « Les gens ont l'habitude de me regarder comme si j'étais une sorte de miroir, et non une personne. Ils ne me voient pas. Ils voient leur propre obscénité en moi. Ensuite ils mettent leurs masque et me traitent de femme obcsène »

(d'ailleurs cette phrase d'Imre Kertész semble écrite pour elle : "Ils l'avaient pervertie pour pouvoir la dire perverse; ils l'avaient pervertie pour qu'elle les pervertisse à leur tour")

 

ou d'autres réplique cinglantes :

       « Cruauté bien ordonnée commence par les autres»

Une autre citation à retenu mon attention. Nicolas Sarkozy devrait la méditer avant de parler des homosexuels :

    « On dit que j'étais lesbienne. Les gens adorent mettre des étiquettes. Ca me fais rire. Aucune forme de sexualité n'est coupable s'il y a en elle de l'amour»

 

Mais la où tout le talent de Schneider transparait, c'est lorsqu'il parle de l'image et la réflexion de soi, faisant du livre un ouvrage presque philosophique :

    «Les photographies avaient sur les miroirs un avantage précieux : il y avait quelqu'un derrière, un regard, une personne [le photographe]. Et quelqu'un d'autre devant, à les voir; quelqu'un qui n'est pas vous. Elles ne renvoient pas un reflet inversé mais une image telle que les autres vous voient»

 

Cette question de l'image et de l'identité en général est indosociable de celle Marilyn, absolument nécessaire pour comprendre cette femme tiralliée entre l'image qu'on avait d'elle - Marilyn - et celle était réellement, Norma Jeane. Et selon moi, c'est finalement Marilyn, l'image de la dépravée qu'elle à donné jusqu'au but, qui l'a tuée.

 

Marilyn est morte le 5 août 1962. D'elle il nous reste l'image, le son. Mais de celle qu'elle était réellement, rien. Car qui était-elle vraiment Marilyn ? C'est à cette question sans réponse pourtant que Michel Schneider tente d'apporter une réponse. Avec brio.

 

A lire pour s'évader de la triste France qui nous entoure !

 

7€40 dans toutes les bonnes librairies !

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Liste de de Noël... achetez CULTURE !  (Culture) posté le samedi 15 décembre 2007 17:55

Dans 10 jours c'est le Jour J, le D Day, l'Heure H, la minute M, l'instant T, le Moment M', enfin bref, le Noël N. Qui dit Noël dit, Kdo. Cette année, soyez gentils, n'offrez pas à vos enfants (ou petits-enfants) la dernière PS12 ou IPod NanoMicroPhone de chez Pomme, à vos parents le dernier livre de Ségolène ou une énième bouteille de vin de chez Nicolas, à vos amis le best-of de Jenifer ou une compil' des meilleures chansons de la Danse de Canards. Ils valent mieux que ça. Nan, impossible, cette année chers retardataires qui n'avez pas encore acheté vos Kdo, achetez CULTURE !
 
Oui je sais, la culture coûte cher et on a pas de pouvoir d'achat et on attend Sarkozy et machin machin. Crotte ! La culture coûte cher quand on achète la pseudo-culture de zone commerciale. Avec la vraie culture, c'est un plaisir que de se ruiner (modérement !)
 
  • Kdo n°1 pour vos adolescents:
le CD de Luke Les Enfants de Saturne. Mieux que leurs habituels Kyoto Motel, ce petit album est un pur bijou de la scène rock française. Sortez les guitares, les textes poétiques (on sent que la prose de Cantat n'est pas loin), rangez l'exubérance. Petite revue des troupes (Merci radioblog ou il ne manque que trois morceaux !)
 
 
1
    2
        3
               4 A l'intérieur
                    5
                        6
                            7
                                8
                                    9 J'ai oublié
                                        10
                                            11
                                                12
                                                        13 Le pays + Chanson Cachée

 

Un départ sur les chapeaux de roues avec Il y a longtemps, puis le refrain d'Un seul jour ("Riiien à perrddre ! ! ! )Petit passage sur La terre ferme  et on se dirige vers A l'intérieur. Mais ce n'est qu'une étape avante le décolage vers Cuba pour une magnifique prosopopée de l'Île du Lider Maximo.

C'est à ce moment que dans la philosophie lukienne apparaissent Le Jour et la Nuit (ou le jour et la nuit, je ne sais plus pour toujours !).  Petit intermède, et arrive Stella (oh, oh ) peut être venue des Paradis Rouges ? Ensuite, je dois avouer que J'ai oublié le titre de la chanson, donc pas de commentaire. Fin de l'album plus "cool" avec la Transparente ( faut-il jeter les Corses ou l'écorce ?)  Enfin arrivent les enfants de Saturne - bien vivants ! - qui donnent leurs noms à l'album  et Si tu veux (et son refrain en oh ohoh oh, ohoh oh, ohoh oh !) pour clore sur Le pays...

Pas convaincu par tous les extraits proposés ? Très bien, je vous conseille alors le dernier Florent Pagny, Pagny chante Brel comme une brèle. Vous m'en direz des nouvelles

  •  Kdo n° 2, pour vos parents :
Pas facile hein ? Vos parents on tous ce qu'il leur faut : une belle maison bien garnie de meubles anciens, un PC dernière génération, une discothèque à faire pleurer, une bibliothèque toutes aussi fournie, votre Papa s'y connait bien en vin, impossible de lui faire découvrir un nouveau cru... Dur, dur... Ah moins d'un cadeau à 2 € pour faire rire, c'est mission impossible. Et bien jouer la Nostalgie (non pas le radio) ! Les coffrets CD anniversaire Tout Sardou ou 100 CDs de Mozart pouront réjouir vos aïeux. Mais encore une fois, tout ça coûte une fortune. C'est pourquoi je vous conseille le livre d'un auteur inconnu, juste Prix Nobel de Littérature, John Steinbeck et son East of Eden (traduiser A l'Est d'Eden
 
A l'Est d'Eden, 6,95 € chez le Livre de Poche
 
Une véritalble réflexion philosophique sur l'homme assortie d'une relecture de la Bible, par le dernier des vrais réalistes à classer sur l'étagère aux côtés de Zola et Balzac. Un seul mot à retenir, Timshel ! (Tu peux !) A faire découvrir d'urgence !
 
  • Kdo n° 2 bis, re-pour vos parents :
Vos parents viennent de relire Steinbeck ! Pas de bol ! En grands classique, ce livre est déjà bien placé sur la bibliothèque. Solution de secours, du théâtre. Du Yasmina Reza plus précisement. Hé non, elle n'a pas fait que d'écrire une hagiographie de Sarkozy, avant elle écrivait aussi de bons livres ! Sa pièce Art est un pur chef-d'oeuvre !

La pièce commence ainsi :

Marc dit : "Mon ami Serge a acheté un tableau. C'est une toile d'environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux." "Tu as acheté cette merde deux cent mille francs ?"

La suite de la pièce est une réflexion - là encore - de trois amis sur l'Art Contemporain, et même sur la vie en société en général.

Pour vous décider, voici la pièce dans son in-té-gra-li-té sur Dailymotion, en mauvaise qualité certes, mais visible quand même !

  • Kdo n°3 (le dernier rassurez vous) : pour vos amis :
Une lampe commerce équitable, ça fais toujours plaisir ! Mais il existe mieux, du Rock équitable ! En ce 30ème anniversaire de la Révolution  Punk, offrez l'intégrale des Clash et de Joe Strummer !  Depuis le cultisimesque London Calling jusqu'à la world de Global a Go-go, un univers musical merveilleux, passant du Rock des sources Punk, au Ska, Reggea et World Music !
Joe Strummer and The Mescaleros : Johnny Appelseed (A Global A Go-go)
 
The Clash White Riot 
 
 
En voilà pour vos idées cadeaux, et de ces quelques - j'espère - découvertes. Probablement plus d'articles d'ici l'année prochaine, donc
 
Bonne Dinde et Bons Kilos en Trop !
 

Et surtout Bonnes Fêtes !!!

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Le Deuxième Souffle  (Culture) posté le lundi 29 octobre 2007 12:37

Hier c'était scéance cinéma et le film d'Alain Corneau Le Deuxième Souffle sorti il y a peu de temps dans nos salles de France et de Navarre. Voyez Plutôt...
 
 
Intrigue : Gu (Auteuil), célébrisime gangster, s'évade de prison. Traqué par la police et en particulier par le commissaire Blot (Michel Blanc) il décide de partir vers l'Italie. Ayant besoin d'argent, il participe à un dernier hold-up...
 
Le film démarre sur les chapeaux de roues. Première scène : un type sur un mur de prison et un autre qui saute vers lui au ralenti. Il saute... trop loin. Auteuil est le deuxième à sauter, et lui réussi. Durée de la séquence : 2 minutes. Résultat: un mort. Et Corneau tient le rythme pendant 2h et demie à couper le souffle !  Mais Attention scènes très réalistes, les balles ressemble à des vraies balles, avec le sang qui va avec. Débauche d'émoglobine à prévoir. Mais pas de violence gratuite comme dans les superproduction made in USA. Non, violent soft dirais-je !
 
C'est d'allieurs tout à fait logique puisque le film se déroule dans les années 60, au moment de la transition entre le banditisme avec un code d'honneur (représenté par Auteuil et Dutronc dans le film) et celui où tout est permi du personnage d'Antoine, jeune et con limite assoifé de sang (et joué par Nicolas Duvauchelle).
 
Très bon casting à la base : Auteuil, Michel Blanc et Dutronc, rien que pour ça il faut y aller. Bellucci est très belle en blonde, et on en oublierait même que c'est elle qui joue (je dit ça pour ceux qui ne l'aime pas )! Et puis ce Cantona dans le rôle d'Alban, j'adore. Il me fait penser à Lino Ventura par moment : même caractère de brute dans ses films, même coeur d'or à la ville. Un délice d'acteur !
 
A voir dès que possible ! 
 
 

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