Il y a beaucoup de chose à dire en ce moment sur la politique, et sur les municipales en particulier. Face à toutes les analyses de résultats possibles fort bien faites, permetez donc chers amis de faire un point sur ce que je connais, et vois le mieux à mon humble niveau, la création d'un système qui tient le MoDem comme erreur antropologique, la révélation d'un système anti-Modem.
Tout d'abord, il faut dire que le score des Démocrates est un bon score - toute proportion gardée - pour un parti crée officiellement en décembre dernier et est le premier pas vers la rénovation et la création d'un groupe de jeunes élus démocrates. Les médias ont au contraire fort bien crié, de concert avec le PS et l'UMP - complices ou instigateurs de ce mouvement permettant de cacher leurs propres dissonances et échecs - que le MoDem s'était totalement ratatiné la gueule. Grand bien leur face. Mais la réalité, même si la vie du MoDem n'est pas toute rose, ou si vous préférer orange, est toute autre.
Il faut d'ailleurs redire que lorsque l'on annonce les scores sous les étiquettes Gauche/MoDem/Droite on oublie que ladite Gauche englobe les Verts, le MCR de Chevènement, le PRG, le PC et le PS, ainsi que tous les candidats dit "divers gauche", et que parallèlement ladite droite est constituée de l'UMP - qui est à la droite ce que la gauche plurielle est à la gauche, c'est à dire un conglomérat de sensibilité politiques diverses et parfois contradictoire - le Nouveau Centre et des divers droits. N'oublions pas de comparer ce qui est comparable ! De plus, lorsque le MoDem a fait union avec un autre parti ou rejoint une liste de rassemblement, comment compter ses résultats ? Encore une fois, l'annonce des résultats montre bien combien le système rejette ce qui est novateur. L'UMP à fait 6% des voix, le PS 8% d'après Marianne de ce mardi, mais ça il faut le cacher, ça risquerai de montrer la force du parti centriste. Mais passons.
Marianne s'interrogeait à juste titre hier : "Dis François c'est encore loin, le Centre ?" S'il s'agit de l'accession du Centre au pouvoir, j'ai le regret de dire que OUI, même si les municipales sont un énorme pas pour la construction d'un Centre autonome. Il y a une raison à cela : le système. Loin de moi l'idée de faire passer le MoDem pour une victime de la bipolarisation de la politique, mais seulement de faire le constat que ce ne sont pas les Français qui ne veulent pas du Centre, mais les élites. C'est d'ailleurs tout le sens du reffus des élus du centre-droit d'intégrer le MoDem, et de celui du centre-gauche de saisir la main tendue par François Bayrou. Il est clair désormais que l'on ne pourra pas faire du centre une force de changement en se basant sur ces élites qui se complaisent dans le système et le régime actuel, oubliant les français.
Pourtant, l'incomréhension des français face au Centre n'est pas irréelle. Elle existe bien. Mais elle est due à une choses : les démocartes ne parlent pas de politique comme en parlent les pilliers du système. Leurs vision des choses est tellement novatrice - mener une politique sociale forte tout en utilisant les richesses que peut produire l'économie de marché, à quoi il faut ajouter la volonté de faire des municipales des élections locales - que le système le rejette intégralement, criant à la bétise ou à l'enfantillage (même les Guignols de l'Info caricaturent Bayrou en benêt !).
Pour que le centrisme arrive aux affaires (dans le sens noble du terme), il faudra parler en "ligne directe" avec les français pour expliquer combien la vision donnée par les médias de force impuissante et sans programme est fausse et combien il est en réalité une façon de voir la politique - je refuse le terme sale d'idéologie - dont le but est d'être au plus près d'eux et de leurs préoccupations.
La lutte pour renverser ce système bipolaire sera longue tant il est bien ancré dans la mémoire de chacun depuis un peu près un siècle. Mais il faut ne pas perdre espoir car cette lutte est nécessaire pour que le bien commun l'emporte face aux interêts partisans.
Aujourd'hui encore, il n'y a pas de honte à le crier : Vive le Centre Libre !
(ne vous inquiétez point lecteurs fidèles, c'est le dernier article qui sera autant politisé ! Les stupidités de Girino reviennent bientôt !)





