Accueil Date de création : 14/03/07 Dernière mise à jour : 09/12/08 16:00 / 190 articles publiés

Centre Libre !

Le système anti-Modem : pourquoi il faut continuer de lutter !  (Centre Libre !) posté le mercredi 19 mars 2008 14:35

 

Il y a beaucoup de chose à dire en ce moment sur la politique, et sur les municipales en particulier. Face à toutes les analyses de résultats possibles fort bien faites, permetez donc chers amis de faire un point sur ce que je connais, et vois le mieux à mon humble niveau, la création d'un système qui tient le MoDem comme erreur antropologique, la révélation d'un système anti-Modem.

Tout d'abord, il faut dire que le score des Démocrates est un bon score - toute proportion gardée - pour un parti crée officiellement en décembre dernier et est le premier pas vers la rénovation et la création d'un groupe de jeunes élus démocrates. Les médias ont au contraire fort bien crié, de concert avec le PS et l'UMP - complices ou instigateurs de ce mouvement permettant de cacher leurs propres dissonances et échecs - que le MoDem s'était totalement ratatiné la gueule. Grand bien leur face. Mais la réalité, même si la vie du MoDem n'est pas toute rose, ou si vous préférer orange, est toute autre.

 

Il faut d'ailleurs redire que lorsque l'on annonce les scores sous les étiquettes Gauche/MoDem/Droite on oublie que ladite Gauche englobe les Verts, le MCR de Chevènement, le PRG, le PC et le PS, ainsi que tous les candidats dit "divers gauche", et que parallèlement ladite droite est constituée de l'UMP - qui est à la droite ce que la gauche plurielle est à la gauche, c'est à dire un conglomérat de sensibilité politiques diverses et parfois contradictoire - le Nouveau Centre et des divers droits. N'oublions pas de comparer ce qui est comparable ! De plus, lorsque le MoDem a fait union avec un autre parti ou rejoint une liste de rassemblement, comment compter ses résultats ? Encore une fois, l'annonce des résultats montre bien combien le système rejette ce qui est novateur. L'UMP à fait 6% des voix, le PS 8% d'après Marianne de ce mardi, mais ça il faut le cacher, ça risquerai de montrer la force du parti centriste. Mais passons.

 

Marianne s'interrogeait à juste titre hier : "Dis François c'est encore loin, le Centre ?" S'il s'agit de l'accession du Centre au pouvoir, j'ai le regret de dire que OUI, même si les municipales sont un énorme pas pour la construction d'un Centre autonome. Il y a une raison à cela : le système. Loin de moi l'idée de faire passer le MoDem pour une victime de la bipolarisation de la politique, mais seulement de faire le constat que ce ne sont pas les Français qui ne veulent pas du Centre, mais les élites. C'est d'ailleurs tout le sens du reffus des élus du centre-droit d'intégrer le MoDem, et de celui du centre-gauche de saisir la main tendue par François Bayrou. Il est clair désormais que l'on ne pourra pas faire du centre une force de changement en se basant sur ces élites qui se complaisent dans le système et le régime actuel, oubliant les français.

 

Pourtant, l'incomréhension des français face au Centre n'est pas irréelle. Elle existe bien. Mais elle est due à une choses : les démocartes ne parlent pas de politique comme en parlent les pilliers du système. Leurs vision des choses est tellement novatrice - mener une politique sociale forte tout en utilisant les richesses que peut produire l'économie de marché, à quoi il faut ajouter la volonté de faire des municipales des élections locales - que le système le rejette intégralement, criant à la bétise ou à l'enfantillage (même les Guignols de l'Info caricaturent Bayrou en benêt !).

 

Pour que le centrisme arrive aux affaires (dans le sens noble du terme), il faudra parler en "ligne directe" avec les français pour expliquer combien la vision donnée par les médias de force impuissante et sans programme est fausse et combien il est en réalité une façon de voir la politique - je refuse le terme sale d'idéologie - dont le but est d'être au plus près d'eux et de leurs préoccupations.

 

La lutte pour renverser ce système bipolaire sera longue tant il est bien ancré dans la mémoire de chacun depuis un peu près un siècle.  Mais il faut ne pas perdre espoir car cette lutte est nécessaire pour que le bien commun l'emporte face aux interêts partisans.

 

Aujourd'hui encore, il n'y a pas de honte à le crier : Vive le Centre Libre !

 

(ne vous inquiétez point lecteurs fidèles, c'est le dernier article qui sera autant politisé ! Les stupidités de Girino reviennent bientôt !)

lien permanent

MoDem : la politique des hommes et non celle des appareils  (Centre Libre !) posté le mercredi 12 mars 2008 15:23

Depuis les résultats de dimanche soir et l'annonce de la stratégie du MoDem de ne faire que des alliances locales et non pas négocier avec les instances nationales du PS ou de l'UMP, le Parti des Démocrates est devenu le villain petit canard de la politique française (s'il ne l'était pas déjà). "Alliance à géométrie variable" , "On ne sait pas où est le MoDem", "le Modem doit choisir entre l'opposition et la majorité", on somme le parti centriste de se positionner, parce qu'en France il faut choisir entre gauche et droite. C'est dire si certains observateurs n'ont pas compris la pensée des démocrates. C'est justement en voulant dépasser les vieux clivages hérités de l'opposition entre pro et anti-communisme que le MoDem s'est créé. Qui peut sérieusement penser que l'on peut revenir sur cela ?

 

Mais on peut tout de même se poser la question. Les journalistes annoncent que tantôt le MoDem s'allie avec le PS, tantôt avec l'UMP, ou alors essaie de ce maintenir lorsqu'il le peut. Pourquoi ? Un petit retour sur la forme s'impose - sans pour autant vouloir donner la leçon !

La pluspart des listes ne se revendiquent d'aucun parti, on a jamais aussi peu vu les logos PS ou UMP sur des affiches. Se sont avant tout des listes regroupants des personnalités de la vie associative et des simples citoyens. Les politiques n'arrivent - et dans les grandes villes seulement - que pour apporter l'organisation nécessaire, et surtout la capacité de s'investir à plein temps, et peuvent être de différent horizons. Dans ma ville d'Angers, Christophe Béchu arrivé en tête au premier tour et qui vient de l'UMP, est à la tête d'une liste formée du MoDem Laurent Gérault, de la centriste Michelle Moreau et d'Hervé Carré, ses deux derniers ventant de l'équipe du maire socialiste. Ici comme ailleurs, pas d'alliance entre parti mais entre hommes pour mieux gérer sa ville. C'est la que la politique novatrice de MoDem surprend et surtout dérange beaucoup de monde.

 

Les élections municipales sont des élections locales - qu'il est bon de le rappeler ! - il faut donc les considérées d'un point de vue local. Le Mouvement Démocrate a donc choisi de se consentrer sur la gestion municipale des sortants, sur les différents programmes pour choisir ou non de s'allier avec tel ou tel candidat. Quoi de plus logique ? Comment font les électeurs lorsqu'ils votent ? Ils réfléchissent pour savoir quel sera le meilleur maire, leur meilleur représentant pendant 6 ans.

Dans les villes où il n'était pas en mesure de se maintenir au second tour ou de présenter un candidat (voir l'article de L'Hérésie sur le vrai score du MoDem aux municipales), le MoDem à fait la même chose. Il a regardé les hommes et les femmes plus que les partis, il a fait attention aux propositions des candidats pour une bonne gestion à venir et à laissé de côté l'idéologie.

 

Et s'est finalement ça qui dérange. On crie au manque de cohérence, à la ligne obscure et on somme encore une fois de choisir. Et si la politique locale - car il faut bien différencier la ville ou le village de la nation ! - c'était avant tout faire unir toutes les bonnes volontés pour bien vivre dans sa ville ? Cette idée d'un retour à une démocratie athénienne, où les décisions sont prises sur l'agora, en accord avec tous les citoyens, fait peur aux deux appareils politiques qui se sont bâtis l'un par rapport à l'autre, se partageant ainsi le gâteau, et s'unissant de fait pour empêcher ceux qui veulent simplement s'occuper de leur ville de le faire.

 

On ne peut simplement pas gérer une ville bloc contre bloc, c'est la volonté des démocrates. Rappelons-le encore une fois : les choix locaux du MoDem ne remètent pas en cause son indépendance nationale. Et puisque là encore il faut choisir, autant le dire haut et fort : le pôle démocrate ne penche n'y d'un côté ou de l'autre de l'échiquier politique habituel. Il n'est pas plus ou moins éloigné du PS ou de l'UMP suivant les points de son programme, ou simplement un pion placé à équidistance de la gauche et de la droite. Le MoDem est simplement radicalement indépendant vis-à-vis des autres partis, ce qui entraine la colère de socialistes et UMPistes qui se lèvent face à cet affront à leur domination sans partage. 

 

Le MoDem est un parti qui fait de la politique locale en mettant sa bonne volonté au sevice des citoyens et qui sait laisser de côtés ses idées sur le plan national pour que prévale la gestion bonne gestion municipale. N'oublions pas qu'on ne fait pas de la politique pour rapporter la couverture à soi, mais pour défendre ses concitoyens !

lien permanent

le Centre en France  (Centre Libre !) posté le dimanche 12 août 2007 17:50

Très pédant comme titre non ? Cet article n'a pas la valeur d'un traité sur l'Histoire du Centrisme Français façon René Rémond, mais ma propre petite vision du mouvement centriste de la seconde moitié du 20ème siècle à nos jours.

 

Le centre à pendant longtemps été le Parti Républicain, radical et radical-socialiste ( à ne pas confondre avec le Parti Radical de Gauche ou le Parti Radical Valoisien ) plus souvent appelé Parti Radical et dont les figures étaient Daladier ou Herriot avant la guerre, puis Edgar Faure ou Pierre Mendès France. C'est ce dernier qui fut réélement le premier vrai centriste puisqu'en 1955 il dirigea un gouvernement dans lequel se trouvèrent Edgar Faure, des gaullistes et des MRP (voir plus bas) ainsi que Chaban-Delmas et François Mitterand. Son gouvernement est même assuré de l'investiture des voix communistes ! Malheureusement, sa tentative échoura malgré qu'il aie réussi à conclure la paix en Indochine. C'est la Communauté Européenne de Défense qui précipitera sa chute. Plus tard JJ Servan-Schreiber prendra la tête du parti et le fera entrer dans l'UDF.

Aux côtés de ce Parti Radical qui a été de tous les gouvernements durant 70 ans, on trouve une autre force Centriste, le Mouvement Républicain Populaire. Ce parti ce voulait le Parti des résistants démocrates-chrétiens et avait comme leaders Pierre Pfilmin, Robert Schuman et qui compta également l'Abbé Pierre dans ses rangs (il fut député de 1946 à 1951) et Jean Lecanuet. Mais à la suite de désaccords sur la question algérienne, le parti se divise. Sa chute débutera réellement en 1962, lorsque les ministres MRP du gouvernement Poupidou démissionnent à la suite des propos de de Gaulle sur l'Europe à Strasbourg. Le MRP cesse d'émettre le 13 Septembre 1967.

Et parralelement à la chute de ses deux partis politiques, c'est d'abord le groupe des républicains indépendants puis l'UDF qui représentra le courant centriste. Étant d'abord une des composante de la majorité gaulliste, elle prend au fur et à mesure son indépendance vis à vis de l'UDR, puis du RPR. L'acte marquant cette rupture fut la naissance de l'UDF regroupant le Parti Républicain,  le CDS de Lecanuet et le parti Radical de JJSS. Mais malgré cet effort, l'UDF du président Giscard d'Estaing reste ultra-dépendant du RPR, et ne dispose pas d'une majorité propre à l'Assemblée. Le président VGE reste donc bien encré à droite, même si Barre fait tout pour passer la barre au Centre ! Le tout habutira à la défaite de VGE en 1981, car non soutenu par le RPR de Chirac au second tour.

Lors de la présidence socialiste, certains UDF "historiques" rejoindront les gouvernements de Mitterand puis soutiendront la candidature de Barre en 1988 - le seul vrai centriste à l'époque !, puis l'UDF soutiendra Balladur à l'élection présidentielle de 1995. Autant dire que les limites du Centre entre la Gauche et la Droite étaient plus qu'indéfinies ! Pour tout dire, c'était un sacré basard le centrisme !

 

Et puis peu à peu, une personalité c'est imposée au sein de cet imbroglio centriste. Je ne vais pas jouer le suspence, cette personne c'est François Bayrou. Après avoir fait parti de ce système aliant Centre et RPR - il a soutenu Balludur en 1995 et à été minsitre de l'Éducation de Juppé - il s'en détache peu à peu dès 1997. Et la rupture, l'indépendance et la création aura lieu pour de bon en 2002, lors du congrès de création de l'UMP. Non je ne me suis pas trompé, j'ai bien écrit UMP. C'est en effet lors du congrès du Bourjet que Bayrou officialisera la séparation. Bien sûr les mauvaises langues disent que le centre majoritaire, celui de Méhaignerie et de Douste-Balzy, ce trouve à l'UMP. Ces langues là ne donnent pas long feu à Bayrou le solitaire. Et pourtant...

Avec un vingtaine de députés et le courage du béarnais prêt à tout casser - exusez cette formule hagiographique  ! - Bayrou tient en main un Centre constructif avec majorité de Droite, mais tout en restant indépendant et n'acceptant pas toutes les réformes proposée par l'UMP. Les débats sur les Autoroutes et la motion de censure du gouvernement Villepin en sont la preuve. Cette attitude honnête et droite - quel bel oxymore, un centre droit et non pas centre-droit  ! - vis à vis des français mènera Bayrou aux 18% de voix que l'on connait à l'élection présidentielle de 2007.

A ce moment là les mauvaises langues reviennent : L'électorat de Bayrou est trop volatile ! Et ils croyaient encore une fois avoir raison de lui en organisant une "ouverture" vers les seconds couteaux de l'UDF Morin et son Nouveau Centre pour contrer le MoDem. Résultats des courses : le Nouveau Centre n'est que la copie du groupe des Républicains Indépendant sous de Gaulle ! Ils ne sont  pas des centristes purs et déterminés, mais ce qu'on appelle le centre mou. En effet, il est plus facile pour la Droite bonapartiste de s'appuyer sur quelque chose de mou - le Nouveau Centre et ses béniouioui- que sur du dur - le Mouvement Démocrate et ses bédouins! 

Les résultats législatifs montrent parfaitement se résonnement. L'UMP n'a pas présenté de candidat face à ceux du Nouveau Centre, orgnaisant donc leurs élections avec des voix de droites et non celle du Centre, mais le MoDem, pris au dépourvu face à cette trahison n'a pas préparé de candidats face à eux, laissant aux électeurs centristes le choix de ne pas choisir. Au contraire, l'UMP a présenté des candidats face à tous ceux du MoDem, et étant donné le faible déplacement des centristes déçu de toutes ses trahisons après la défaite, le niveau des voix centristes est resté très bas. Le MoDem c'est donc battu pour avoir ces 4 élus, alors que les 21 du Nouveau centre ne sont qu'un pur artifice Made In UMP. 

Pour conclure, actuellement le Centre se trouve donc au Mouvment Démocrate, puisqu'un Centre est par définition autant indépendant de la droite que de la gauche. Or qu'est ce que le Nouveau Centre ? un mouvement dépendant de la droite. Leur nom "Nouveau Centre" n'est qu'une sorte de patch pour fumeur qui veut arrêter. Sauf que le patch ne fonctionne pas et que ces pseudos centristes continuent de vivre à droite. L'illusion ne trompe personne.

 

 

 

Vive le Centre Libre ! 

 

lien permanent

 

fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à neststupidequelastupidite

Vous devez être connecté pour ajouter neststupidequelastupidite à vos amis

neststupidequelastupidite
neststupidequelastupidite

Ajouter à ma liste d'amis | Ecrire un message

 
Créer un blog